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Comment porter une chemise homme : le guide complet

Comment porter une chemise homme : rentrée ou sortie, col ouvert, superpositions et la bonne coupe selon les occasions.

Homme en chemise, style décontracté Photo par Menswear Market via Flickr (CC BY 2.0)

La chemise est la pièce la plus polyvalente du vestiaire masculin et la plus facile à mal porter. Trop grande, elle bâille et fait négligé. Mal rentrée, elle gonfle à la taille. Bien choisie et bien ajustée, elle passe du bureau au week-end sans effort. Tout commence par la coupe, ensuite viennent les façons de la porter.

La coupe avant tout

Une chemise bien coupée se repère à trois points. L’épaule : la couture doit tomber pile sur l’os de l’épaule, ni sur le bras ni avant. La poitrine : vous devez pouvoir glisser une main à plat sans que le tissu tire entre les boutons. Les manches : le poignet de la chemise arrive à la base du pouce, et dépasse d’un à deux centimètres sous la manche de veste.

Une chemise trop ample se voit immédiatement et aucun repassage ne la rattrape. Mieux vaut une coupe ajustée (fitted) ou semi-ajustée pour une silhouette normale, une coupe regular pour plus de confort ou une carrure forte. La slim fit très près du corps ne va qu’aux gabarits fins.

Rentrée ou sortie : la vraie règle

Le débat n’a pas de réponse unique, il dépend de la longueur de la chemise. Une chemise habillée, longue, avec des pans arrondis, est faite pour être rentrée. Une chemise décontractée, plus courte, à pans droits, peut se porter sortie.

Le test simple : les pans doivent couvrir les fesses pour une chemise à rentrer, et s’arrêter à mi-fesse, à hauteur de braguette, pour une chemise à laisser dehors. Une chemise longue portée sortie tombe comme une robe et casse la silhouette. À l’inverse, rentrer une chemise courte la fait remonter au moindre mouvement.

Col ouvert, combien de boutons

Sans cravate, on ouvre un bouton pour un rendu net et professionnel. Deux boutons pour le week-end et les soirées décontractées. Trois, jamais, sauf à la plage. L’ouverture doit dégager le cou sans montrer le torse.

Le col lui-même tient ou non selon sa structure. Un col à baleines (ces petites tiges glissées sous le col) reste droit et habillé. Un col mou, type bouton-down, se porte plus relax et tient seul grâce à ses boutons.

Les façons de la porter

Seule, rentrée dans un pantalon habillé. La base professionnelle. Chemise unie ou à fines rayures, pantalon de costume ou chino, ceinture assortie aux chaussures.

Sous un pull ou un cardigan. Le col et les poignets qui dépassent ajoutent une couche de finition. Choisissez une chemise fine pour ne pas gonfler sous la maille.

Sous une veste de costume. Toujours rentrée. Le col doit dépasser légèrement de l’encolure de la veste, et le poignet d’un centimètre environ.

Ouverte sur un t-shirt, manches retroussées. La version la plus décontractée, façon surchemise. Une chemise en oxford épais ou en flanelle s’y prête bien. Les manches se retroussent jusqu’au coude, pas plus.

Les détails qui changent tout

Le repassage du col et des poignets, même si le reste l’est moins, suffit à donner une impression soignée. Retrousser les manches proprement compte aussi : repliez sur quelques centimètres, deux ou trois tours réguliers, et arrêtez-vous juste sous le coude.

Un point que beaucoup ratent : la longueur des manches déboutonnées. Si vous gardez la chemise manches longues sans veste, le poignet boutonné doit couvrir le poignet jusqu’à la base de la main. Trop court, ça donne l’air d’avoir grandi dedans. C’est souvent le signe d’une chemise mal taillée plus qu’un problème de pliage.